Résumé : Le peptide BPC-157, présentant un large spectre d’action, trouve également son application dans le traitement des conséquences des dépendances ainsi que dans l’atténuation des symptômes indésirables durant le syndrome de sevrage de ces substances. On peut donc aisément recommander le BPC-157, tant sous forme parentérale qu’orale, comme précurseur utile dans le traitement de divers types de dépendances.
Mots-clés : dépendance ; anti-inflammatoires non stéroïdiens ; thérapie BPC-157 ; surdosage ; paracétamol ; dépendance alcoolique ; dépendance aux drogues ; syndrome de sevrage ; anesthésiques locaux ; opioïdes ; morphine ; lidocaïne ; diclofénac ; amphétamine ; alcool
Liste des abréviations : BPC - Body Protection Compound ; AINS - Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens La thérapie par le peptide BPC-157 est une thérapie précurseur, agissant et influençant les effets pathologiques négatifs provoqués par les dépendances à certaines substances. La thérapie BPC-157 permet de combattre les effets indésirables liés à l’abus d’alcool, de drogues, d’AINS, d’opioïdes et d’anesthésiques locaux.
Traitement des conséquences de la dépendance aux AINS
Définition des AINS
Les AINS sont des anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui sont les médicaments les plus couramment utilisés pour lutter contre la douleur. Leur profil d’action se caractérise par des effets analgésiques, anti-inflammatoires, antipyrétiques et anticoagulants. La plupart des médicaments de ce groupe sont disponibles sans ordonnance, ce qui augmente le risque de dépendance aux AINS. Il est fréquent que le patient utilise plusieurs AINS sans connaissance adéquate des conséquences d’un tel comportement et sans consultation médicale, ce qui limite le contrôle de la sécurité de leur usage. L’automédication peut entraîner une dépendance aux AINS ainsi que des effets graves, notamment des modifications au niveau du système digestif, des reins, du foie ou du système respiratoire chez les personnes asthmatiques. Informer le patient sur la manière dont doit se dérouler la thérapie par les AINS et sur la gestion des effets secondaires survenus lors d’une thérapie inappropriée et addictive est un aspect important pour préserver et restaurer la santé.
Thérapie BPC-157 dans le traitement des conséquences de la dépendance aux AINS
Un exemple de l’efficacité de la thérapie par le peptide BPC-157, en ce qui concerne l’abus de médicaments du groupe des AINS, est l’aspirine, autrement appelée acide acétylsalicylique. Le profil d’action de l’aspirine repose sur l’inhibition de l’activité de la cyclooxygénase, empêchant ainsi la synthèse des prostaglandines, ce qui réduit l’inflammation. Cet effet est souhaité et l’utilisation de l’aspirine, à des doses et intervalles déterminés, est sûre. Parmi les autres inhibiteurs de la cyclooxygénase figurent notamment l’ibuprofène, le diclofénac ou le paracétamol. Malheureusement, ces substances, en raison de leur action rapide et de leur disponibilité, sont souvent abusées, ce qui entraîne un large éventail d’effets secondaires graves tels que nausées, vomissements, ulcères gastriques, maux de tête, troubles de la conscience et baisse de l’humeur, voire un risque d’infarctus du myocarde ou d’AVC. La thérapie BPC-157 est une thérapie précurseur, moderne et sûre, permettant de traiter les effets secondaires provoqués par les AINS. Le profil d’action du BPC-157 dans le traitement des effets indésirables liés aux AINS repose sur la phosphorylation des protéines, l’inhibition de la dénaturation des protéines, la stabilisation des membranes lysosomales et cellulaires, l’inhibition de l’activation du complément, l’inhibition des protéases et des kinases protéiques ainsi que de l’activité fibrinolytique.
Effet hépatoprotecteur du BPC-157 en cas d’abus d’AINS
L’effet hépatotoxique des AINS est également atténué grâce à l’action du BPC-157, en particulier dans le cas du paracétamol, du diclofénac et de l’ibuprofène. L’hépatotoxicité, principalement du paracétamol, est attribuée à sa transformation en un métabolite hautement réactif, le N-Acétyl-p-benzoquinone imine (NAPQI), par l’action des enzymes microsomales de la famille P450. L’action du peptide BPC-157 entraîne l’inhibition ou l’inversion de ce processus. La protection hépatique par le BPC-157 est étendue, agissant aussi bien dans les stades aigus, chroniques que dans les stades avancés des lésions hépatiques, et l’administration du peptide, tant par voie parentérale qu’orale, est une option pratique et confortable pour la protection du foie. De plus, en cas d’abus de diclofénac ou d’ibuprofène, le BPC-157 permet la récupération des fonctions hépatiques, par une normalisation quasi complète (ALT) ou une réduction significative (AST). L’action du BPC-157 inclut également la prévention de l’hypertension portale et de l’hypertension hépatogastrique.
Traitement par BPC-157 en cas de surdosage au paracétamol
Des études sur le surdosage au paracétamol ont montré une encéphalopathie hépatique progressive rapidement induite, accompagnée de convulsions et de lésions dans plusieurs zones du cerveau. La thérapie par BPC-157 est efficace dans le traitement de la toxicité au paracétamol. L’action du peptide BPC-157 réduit les lésions hépatiques et cérébrales, en particulier lorsqu’il est administré immédiatement après le paracétamol. Le BPC-157 utilisé dans le cadre de la dépendance au paracétamol a éliminé les convulsions en diminuant l’activité neuronale et l’œdème interstitiel sans réaction inflammatoire. Ces études démontrent que le peptide BPC-157, de manière sûre, même dans les états les plus avancés provoquant des processus nocifs liés au surdosage de paracétamol, apportera l’effet thérapeutique positif attendu.
Traitement des conséquences de la dépendance à l’alcool
Dépendance alcoolique
La dépendance à l’alcool est un phénomène courant dans tous les groupes sociaux. Les boissons alcoolisées sont facilement accessibles, ce qui peut entraîner un alcoolisme à divers degrés. La dépendance ou même l’abus d’alcool est une maladie chronique qui progresse et, si elle n’est pas traitée, peut entraîner la mort. La maladie appelée alcoolisme est multifactorielle, affectant la santé physique et mentale du patient. Si l’abus d’alcool est un phénomène pouvant être arrêté, la maladie alcoolique ne peut être complètement guérie. Dans les deux cas, il est toutefois possible de minimiser les effets secondaires survenus pendant l’état alcoolique. L’abus d’alcool conduit à des troubles circulatoires, digestifs, nerveux ou respiratoires. Les recherches indiquent que le peptide BPC-157 permet de minimiser les effets pathologiques associés au traitement de la dépendance alcoolique.
Thérapie BPC-157 dans le traitement des conséquences de la dépendance alcoolique
Les études montrent l’effet bénéfique du peptide BPC-157 sur les lésions alcoolo-gastriques survenues lors de la dépendance ou de l’abus d’alcool. L’abus de boissons alcoolisées fortes conduit souvent à la formation d’ulcères gastriques, et comme il est connu d’articles précédents, lors de l’utilisation systématique du peptide, ceux-ci sont éliminés et une cytoprotection gastrique est assurée, créant une barrière protectrice sûre pour l’estomac. Dans le système circulatoire, qui est mis à rude épreuve par l’action de l’alcool, la pression artérielle augmente, et grâce au peptide BPC-157, ce système est rétabli à un fonctionnement normal, assurant un flux sanguin adéquat. Le BPC-157 permet de réduire l’hypertension portale chronique causée par l’alcool. De plus, l’utilisation du peptide pendant la thérapie, où une rechute peut survenir, prévient les lésions chroniques supplémentaires de l’estomac provoquées par la consommation prolongée d’alcool. L’action du BPC-157 favorise une régénération plus rapide lors d’une intoxication alcoolique aiguë. Les recherches montrent également que l’abus d’alcool affecte le volume de la substance grise dans le cerveau, provoquant sa diminution. L’action du peptide BPC-157 augmente la synthèse de la sérotonine dans la substance grise et antagonise le syndrome sérotoninergique.
Traitement des conséquences de la dépendance aux drogues
Dépendance aux drogues
La dépendance aux drogues est une maladie progressive menant à l’épuisement de l’organisme. La caractéristique de cette maladie est la nécessité de consommer une substance intoxicante spécifique, provoquant une dépendance psychique et physique. La personne dépendante ressent une contrainte intérieure à augmenter les doses des substances psychoactives consommées, perdant le contrôle de leur usage. Parmi les symptômes indésirables de la dépendance aux drogues figurent notamment l’augmentation de la tolérance aux substances intoxicantes, la consommation malgré les conséquences désagréables sur la santé, le psychisme et la vie sociale, ainsi que l’apparition d’un syndrome de sevrage tel que tremblements des mains et des muscles, transpiration excessive, irritabilité, hallucinations, dépression, troubles de la concentration et anxiété.
Syndrome de sevrage
Le syndrome de sevrage survient au moment de l’arrêt de la consommation par la personne dépendante de certaines substances ou lors de la réduction des doses de cette substance. Les troubles pouvant apparaître lors du syndrome de sevrage incluent notamment un ralentissement du rythme cardiaque, une baisse de la pression artérielle, une diminution du niveau de cortisol, une baisse du niveau d’adrénaline ou une diminution du niveau de dopamine, l’hormone du bonheur. On observe également une prise de poids ainsi que des troubles de l’attention, de la concentration et de la mémoire. Les symptômes du syndrome sont les plus forts durant les premiers mois après l’arrêt de la substance, et avec le temps, plus la période de sevrage est longue, plus les symptômes du syndrome de sevrage s’atténuent.
Thérapie BPC-157 dans le traitement des conséquences de la dépendance aux drogues
Les études en laboratoire montrent que dans le cas de la consommation d’amphétamine en traitement combiné avec le peptide BPC-157, l’effet de l’amphétamine est réduit. Lors des études, il a été observé qu’au moment du comportement stéréotypé le plus intense d’excitation, le traitement supplémentaire par amphétamine en présence du peptide diminue rapidement et durablement son effet. L’utilisation du BPC-157 pendant le syndrome de sevrage, où peuvent apparaître des symptômes tels que tremblements, secousses voire convulsions violentes, crises de panique et fuite, réduit ces manifestations. Le profil d’action du BPC-157 dans le traitement de la dépendance à l’amphétamine consiste à diminuer l’activation du système dopaminergique dans le corps strié, ce qui entraîne une intervention immédiate sur l’activité de l’amphétamine. En situation de niveau élevé de dopamine sous l’effet de l’amphétamine, le BPC-157 empêche sa libération et les conséquences qui en découlent.
Thérapie BPC-157 en relation avec les anesthésiques locaux
Anesthésiques locaux
Les anesthésiques locaux agissent localement en paralysant les fibres nerveuses et en bloquant les stimuli douloureux. L’effet anesthésique est réversible et dure un certain temps, selon les propriétés physico-chimiques. Les effets secondaires les plus fréquents des anesthésiques locaux sont l’engourdissement de la langue et des lèvres, un goût métallique, la somnolence, des troubles visuels, la dilatation des vaisseaux sanguins ou des acouphènes. À des doses plus élevées, les effets indésirables peuvent être dangereux et mettre la vie en danger, tels que convulsions, perte de conscience, dépression du centre respiratoire et circulatoire, bradycardie voire arrêt cardiaque. La thérapie par le peptide BPC-157 permet d’inverser les effets indésirables pathologiques survenus lors de l’abus d’anesthésiques locaux.
BPC-157 comme antidote aux anesthésiques locaux
La présentation du peptide BPC-157 comme antidote, à l’exemple de la lidocaïne, permet de classifier son profil d’action, conduisant à la dépolarisation dans des cellules HEK 293 non transfectées. L’administration de BPC-157 peut atténuer le développement des effets indésirables provoqués par la lidocaïne. Comme il est connu, le BPC-157 interagit largement avec le système NO. L’administration du peptide BPC-157 réduit la durée d’action de la lidocaïne. Le BPC-157 contrecarre également les effets secondaires induits par la lidocaïne, tels que les troubles du rythme cardiaque et élimine le risque de convulsions liées à son action. De plus, le BPC-157 peut avoir un effet particulier sur le système vasculaire, influençant ainsi la durée de présence de la lidocaïne dans l’organisme par la vasodilatation et la vascularisation locale.
Thérapie BPC-157 en relation avec les substances opioïdes
Médicaments opioïdes
Les opioïdes sont utilisés dans le traitement de la douleur et constituent l’un des principaux groupes dans cette thérapie. Un dosage rationnel et une utilisation appropriée des médicaments opioïdes, grâce à la connaissance de leurs mécanismes d’action, permettent d’éviter les effets indésirables liés à leur usage. Par leur profil d’action, ils agissent directement sur trois types de récepteurs opioïdes μ (MOR), δ (DOR) et κ (KOR). Les opioïdes faibles comprennent la codéine, la dihydrocodéine (DHC) et le tramadol. Les opioïdes forts incluent la morphine, le fentanyl, la buprénorphine, le méthadone, le tapentadol, l’oxycodone et la péthidine. À titre d’exemple, pour un opioïde fort comme la morphine, on peut indiquer l’effet thérapeutique du BPC-157 en cas d’abus ou d’intoxication par ces médicaments.
Thérapie BPC-157 dans le traitement des intoxications aux opioïdes
À l’exemple de la morphine, selon les études réalisées, le BPC-157 induit la libération de sérotonine dans différentes zones nigrostriées du cerveau et influence les systèmes sérotoninergique et dopaminergique. Cela entraîne des effets bénéfiques sur les systèmes dopaminergique, sérotoninergique et GABAergique, qui sont soit surstimulés, soit endommagés. L’action du BPC-157 conduit à une analgésie, c’est-à-dire à l’absence de perception des seuls stimuli douloureux de la morphine, sans effets secondaires. L’effet du BPC-157 lors du traitement des intoxications aux opioïdes peut être observé même à très faible dose. Le peptide renforce l’effet antinociceptif de la morphine, ce qui indique que le BPC-157 agit principalement via le système dopaminergique central, réduisant les effets indésirables causés par les opioïdes, aidant lors d’intoxications et protégeant contre leurs effets nocifs.
Bibliographie
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BPC-157 dans le système urinaire et génital. Thérapie peptidique dans les affections rénales.
Traitement de la douleur. Application analgésique de la thérapie au peptide BPC-157